- Malgré un PIB très élevé, le développement humain de l’Inde et du Brésil sont insatisfaisants. Sur environ 200 états, le Brésil est 79e mondial et l’Inde 131e.
- Les deux pays sont caractérisés par une quasi-absence de classe moyenne.
- En Inde, une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté défini par l’ONU.
- L’Inde est particulièrement touchée par la mortalité infantile, même en la comparant à d’autres pays émergents, avec un taux de 34 ‰. Cela est dû à la pauvreté, au manque de soins, mais également aux nombreux infanticides, surtout féminins.
- Le Brésil a un taux de mortalité infantile de 13,6 ‰, en baisse constante.
- La population très nombreuse des deux pays affecte la capacité des États à développer les infrastructures nécessaires à un accès satisfaisant aux soins et à l’éducation.
- Ces mauvais chiffres masquent des progrès importants en matière de développement, comme le taux d’alphabétisation du Brésil qui atteint plus de 90 %.
Ce développement humain inachevé prend sa source dans des inégalités socio-spatiales, entre une partie de la population intégrée à la mondialisation et une autre vivant dans des conditions de grande pauvreté.
- La ségrégation socio-spatiale en Inde se trouve dans les différentes parties du pays, mais également à l’échelle urbaine (Mumbai, capitale économique de l’Inde, possède le plus grand bidonville du monde, Dharavi).
- Au Brésil, les bidonvilles s’appellent les favelas.
- Les quartiers pauvres des deux pays ont en commun l’insalubrité, le manque d’eau, un accès difficile aux soins et à l’éducation, la pollution, l’absence d’interventions de l’État.
- Dans les quartiers riches, les habitants ont des conditions de vie similaires à celles des pays développés et se regroupent parfois dans des gated communities ou barrio cerrado. Ces populations aisées profitent de l’intégration à la mondialisation.
L’intégration à la mondialisation d’un État accélère son développement. Cependant, elle accroit aussi les inégalités socio-spatiales.
- La protection de l’environnement fait partie des Objectifs du Millénaire pour le Développement (ONU, 2000). L’Inde et le Brésil, membres de l’ONU, y sont soumis.
- La forte croissance de ces deux pays depuis les 40 dernières années a entrainé une industrialisation rapide et donc le développement des risques environnementaux liés :
au Brésil : déforestation intensive de la forêt amazonienne, exploitation off-shore du pétrole (risque de marée noire), agriculture intensive (pollution des sols aux intrants) ;
en Inde : fort développement de l’agriculture, absence de traitement des déchets dans les espaces les plus pauvres, nombre croissant de véhicules et d’usines : pollutions des sols, de l’eau et de l’air (forte pollution aux particules fines) ;
selon l’OMS, 13 des 20 villes les plus polluées aux microparticules se situent en Inde ;
les pays émergents n’ont pas le même avis sur le développement durable que les pays développés. Par exemple, la Chine et l’Inde estiment que les pays riches ont une dette écologique.