- Parvenus à leur destination, les migrants peuvent travailler et apporter économiquement à leur nouveau pays d’accueil.
- Ils permettent de pallier le manque de main-d’œuvre et le vieillissement de la population, notamment dans certains pays développés (Europe occidentale) et émergents (Chine).
Certains pays, comme le Qatar, dépendent complètement des immigrants qui composent 85 % de la population totale.
- Les personnes issues d’un même pays et vivant à l’étranger forment la diaspora.
les migrants gardent souvent des liens forts avec leur pays de naissance, mais aussi avec leurs compatriotes installés dans le même pays ;
il existe des quartiers marqués par une forte présence immigrée (China Town). Les expatriés issus de pays développés vivent souvent dans les mêmes quartiers aisés des grandes capitales mondiales.
- Dans les diasporas issues de pays en voie de développement ou de pays émergents, il y a souvent des « rémitances » ou « remises », pour les familles restées à l’étranger.
Il y a donc un impact économique pour le pays d’accueil comme pour le pays d’origine.
- L’accueil de migrants clandestins dans les pays hôtes divise les opinions publiques. Une partie de la population est favorable à leur accueil et à leur intégration dans la société. D’autres s’y opposent et certains mènent des opérations pour empêcher leur arrivée.
- Les études montrent que les personnes issues des migrations sont souvent plus instruites que les autres personnes restées dans leur pays d’origine :
le départ des populations diplômées pose un problème pour les pays touchés, qui manquent alors de personnel qualifié. Dans le cas des métiers très qualifiés, on parle « brain drain » ou « fuite des cerveaux » ;
lors de migrations forcées, ce sont souvent des personnes appartenant aux classes moyennes (ayant le moyen de payer les fortes sommes demandées par les passeurs), qui sont susceptibles d’avoir un bon bagage scolaire, voire universitaire.
- En parvenant à faire reconnaître son statut de réfugié dans un pays, une personne peut obtenir un droit d’asile. Elles sont protégées par le droit international grâce à la Convention de Genève de 1951. Certains pays, comme la France, ont inclus le droit des réfugiés dans leur Constitution. Le HCR existe depuis 1950 pour protéger les réfugiés.
- Pour être reconnue comme réfugiée, la personne doit prouver qu’elle vient d’un pays en guerre ou qui mène des persécutions, en raison de la race, du sexe, de l’orientation sexuelle ou encore de la religion.
Suite à des catastrophes humanitaires ou des guerres, les migrations contraintes peuvent être très nombreuses.
- Un pays d’accueil a le droit de refuser les migrants, y compris les réfugiés (seulement 30 % des demandes d’asiles auraient été accordées dans l’UE dans les années 2010), ce qui arrive souvent face à des demandes trop nombreuses.
- Ces flux de population soulèvent souvent un défi en matière de protection des droits de l’Homme.
- Certains migrants économiques peuvent parfois relever de la catégorie des migrants contrains. Ils n’auront néanmoins pas le statut de réfugié car leur vie n’est pas menacée dans leur pays d’origine.
- Un des flux migratoires majeurs reste la Méditerranée, que les migrants tentent de traverser à bord d’embarcations surchargées, après avoir payé plusieurs milliers d’euros leur passage aux passeurs.
- La plupart de ces migrants tentent de pénétrer l’Espace Schengen.
- Selon l’OIM, il y a eu près de 17 000 morts et disparus en Méditerranée entre le 1er janvier 2014 et le 30 juillet 2018 parmi les migrants.